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État d’urgence : les musiques électroniques sous pression financière.

 

Les coûts supplémentaires à supporter par les organisateurs de festivals de musiques électroniques en raison de l’état d’urgence les inquiètent.

 

 

A la veille de la 19ème Techno Parade et en plein Paris Electronic Week, des professionnels de l’organisation d’événements de musiques électroniques1, soutenus par Jack Lang, ont publié une tribune relayée dans Le Monde et Libération le 20 septembre 2017. En cause, les surplus financiers dus aux effectifs de forces de l’ordre en augmentation sur leurs événements depuis l’état d’urgence.

S’ils comprennent la nécessaire responsabilité de protection des événements et de leurs spectateurs dans une période de sécurité difficile, ils se sentent plus particulièrement touchés en tant qu’événements de musiques électroniques.

« On nous demande de produire des aménagements de plots en béton antivoiture-bélier depuis l’attentat de Nice. Et on le comprend, car c’est une éventualité. Mais des gens en font un commerce, et nous ne sommes pas aidés. Doit-on laisser les professionnels se débrouiller seuls pour agir sur un phénomène de société ? » demande Aurélien Dubois (Weather Festival) dans Libération

La possibilité de facturer leur intervention a été donnée aux forces de l’ordre par un décret de 2010. Pour autant, ces organisateurs sont surpris de la diversité des montants dont ils doivent s’acquitter sur des événements voisins, dans des délais parfois très courts. Ils appellent à la concertation avec ceux qu’ils considèrent être un « prestataire atypique », craignant notamment les risques d’annulations.

« J’aimerais, avec les services de l’État, réfléchir et remettre tout à plat. Leur présence est-elle obligatoire partout ? Beaucoup d’événements qui n’ont pas pu répondre à toutes ces factures ont dû être annulés » explique Gildas Rioualen (festival Astropolis)

1. Les signataires de la tribune : Aurélien Dubois (Weather Festival Paris), Mathieu Guerre Berthelot et Gildas Rioualen (Festival Astropolis), Jack Lang (ancien ministre de la Culture, président de l’IMA), Samuel Raymond (Freeform), Tommy Vaudecrane (Technopol/Techno Parade), Christophe Vix Gras (Chevalier des Arts et des Lettres et défenseur historique des musiques électroniques).