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Les musiques électroniques toujours plus dynamiques en France, selon le baromètre 2019 de l’IRMA

 

Tous les ans, le Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles (IRMA) recense les professionnels et entreprises de l’industrie musicale dans l’hexagone. Son baromètre est un outil précieux pour observer les tendances selon les régions et les genres musicaux. Cette année, une fois de plus, il démontre la progression des musiques électroniques dans tous les domaines.

 

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Par Trax Magazine
En partenariat avec la Electronic Music Factory

 

542, c’est le nombre de musiciens électroniques répertoriés par le Centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles (Irma) en 2019, parmi 6130 artistes. Un chiffre en constante augmentation depuis quelques années : ils étaient 387 en 2016. Ces données n’ont aucune vocation à être exhaustives.

Il ne s’agit pas d’une étude statistique, mais d’un recensement réalisé par les professionnels de l’IRMA grâce à une veille attentive sur les réseaux sociaux et auprès des labels. L’objectif ? Dessiner chaque année les tendances de l’industrie musicale française, au travers des évolutions des programmations, des genres diffusés et des artistes repérés.

 

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Frédéric Drewniak, responsable du Centre d’information rock, chanson, hip-hop et musiques électroniques, bénéficie d’un point de vue privilégié sur le secteur. « On observe un énorme boom du côté de la diffusion live des musiques électroniques, c’est ce qui augmente le plus dans notre base de données », constate-t-il.

 

Des micro initiatives dans tout le territoire

 

Parmi les 1858 festivals comptabilisés dans l’hexagone, 23% programment des musiques électroniques. Autre observation : au sein des 1794 clubs et salles de concert référencés, 20% programment des musiques électroniques. Ils étaient 19% en 2016.

« L’écrasante majorité des grands festivals ont intégré l’électro dans leurs programmations. Mais surtout, il y a beaucoup de micro initiatives dans tout le territoire, des petits collectifs ou labels qui organisent des événements locaux. On n’est plus à l’époque où la house et la techno étaient uniquement diffusées dans les grandes villes ou dans des champs pour les raves. Désormais, elles sont aussi implantées en milieu rural et dans les petites villes. », analyse-t-il. « C’est ce qui fait le dynamisme de cette scène. A contrario, le hip hop, même s’il est ultra populaire dans toute la France, a plus de mal à être diffusé dans les petites villes. »

D’après les données du baromètre, le rock reste le genre le plus programmé en festival et en salle de concert, mais aussi le plus représenté en label et en maison de disques. Au delà de ses vertus informatives, la base de données de l’IRMA permet de mettre en lien les professionnels de la musique. Le centre met à disposition les contacts de plus de 29 000 personnes, entreprises et institutions. Un annuaire géant accessible à tous gratuitement en ligne.

 

Pour consulter l'ensemble du baromètre 2019 des musiques actuelles de l'IRMA, rendez-vous ici.

 

Célia Laborie

 

21 novembre 2019